La Chine décroche la première étape de la longue marche 10B via Net

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La Chine vient de modifier les règles des vols spatiaux.

Ce n’était pas un atterrissage sur pattes. Ce n’était pas une descente en douceur sur une dalle de béton plate.

C’était un filet.

Le 10 juillet, à 00h15. EDT, la fusée Longue Marche 10B lancée depuis le site de lancement spatial commercial de Wenchang à Hainan. Environ onze minutes plus tard, la première spéciale ne s’est pas arrêtée là. Il est rentré à la maison.

Le propulseur a démarré ses moteurs, contrôlé sa chute et s’est accroché à une plate-forme de récupération en mer à l’aide de quatre crochets d’atterrissage légers. Il s’agit de la première récupération au monde d’un lanceur par Internet.

Cela place la Chine dans une catégorie rare. Aux côtés de SpaceX et Blue Origin, ils sont l’une des seules entités sur Terre à développer et opérationnaliser des fusées réutilisables. Mais voici le kicker.

Aucun concurrent occidental n’a jamais réalisé une récupération sans faille du premier étage lors d’un vol inaugural.

“Cette mission marque la première reprise contrôlée réussie de notre pays… et la première reprise basée sur [net] au monde.” — CASC

Pourquoi la méthode Net est importante pour la réutilisabilité des fusées

La plupart des fusées réutilisables, comme la Falcon 9 de SpaceX, atterrissent verticalement sur des pieds rétractables. Ça marche. C’est fiable. Mais c’est lourd. Ces jambes sont un poids mort que vous devez transporter en orbite avant de les larguer ou de les déployer.

La Longue Marche 10B saute complètement les jambes.

Avec une hauteur de 63 mètres et un carénage de charge utile de cinq mètres de large, la fusée ressemble vaguement au Falcon 9. Mais là où le Falcon 9 utilise un système de train d’atterrissage en forme d’échelle, la Longue Marche 10 s’appuie sur le filet de capture. Cela rend le premier étage plus léger. Plus simple, peut-être.

Pourquoi cette distinction est-elle importante ?

Si vous souhaitez lancer des mégaconstellations de satellites à moindre coût, vous avez besoin de tarifs de vol élevés. Des boosters plus lourds signifient moins de capacité de charge utile. Moins de capacité signifie plus de lancements pour faire le même travail. L’approche nette suggère que la Chine donne la priorité à l’efficacité plutôt qu’au style d’atterrissage par force brute qui est devenu la norme industrielle en Occident.

La China Aerospace Science and Technology Corporation (C ASC) a confirmé son intention de faire voler à nouveau ce même booster plus tard cette année.

Ils n’attendent pas des années pour voir si le métal résiste.

Spécifications du Long March 10B et capacité de charge utile

Examinons les chiffres concrets, car ils vous indiquent où va la stratégie.

  • Hauteur : 63 mètres
  • Largeur du carénage : 5 mètres
  • Capacité de charge utile LEO : 16 000 kg

Le Longue Marche 10B est une variante commerciale du Longue Marche 10A. Le 10A a été construit pour les humains, spécifiquement pour transporter l’équipage et les marchandises vers la station spatiale chinoise de Tiangong. Le véhicule parent, la Longue Marche 1o, est conçu pour transporter des astronautes chinois sur la Lune d’ici 2030.

Mais la version B ? C’est pour les satellites.

Pensez à Starlink. Le système de SpaceX a dépassé 10 000 vaisseaux spatiaux inactifs plus tôt cette année. La Chine veut faire la même chose. Le Longue Marche 10B est le moteur de cette ambition.

Comment cela se compare-t-il à la concurrence ?

  • SpaceX Falcon 9 : Plus grand (70 m). Utilise les jambes. Réutilisabilité très mature.
  • Blue Origin New Glenn : Carénage plus grand (7m). Atterrissage sur pattes. Pas encore pleinement opérationnel pour une réutilisation à grande échelle.
  • Chine Longue Marche 10B : Plus courte. Pas de jambes. Récupération nette. Premier lancement, récupération immédiate.

Le système de filets est-il aussi robuste que les atterrissages sur pattes après des milliers de cycles ?

Nous ne le savons pas encore. Un succès n’est pas un palmarès.

Que se passe-t-il après le vol inaugural

Le lancement a constitué une étape importante pour la technologie aérospatiale soutenue par l’État, mais il constitue également un défi direct à la domination commerciale occidentale.

Pendant des années, la réutilisabilité a été considérée comme le « fossé de SpaceX ». Vous pourriez lancer, attraper la fusée, la brûler et la relancer plus rapidement et à moindre coût que quiconque. Cet écart se creusait.

La Chine vient d’en fermer une partie.

La récupération réussie lors du vol inaugural implique un niveau de maturité technique qui a surpris les observateurs. La plupart des entreprises font voler une fusée d’essai pour s’assurer que le moteur n’explose pas, puis une autre pour voir si le logiciel communique correctement avec le matériel. La Chine les a combinés.

Cela signifie-t-il qu’ils domineront bientôt la logistique en orbite terrestre basse ?

Pas du jour au lendemain. L’écosystème a besoin de plus qu’un simple booster capturé. Cela nécessite une cadence de vols. La possibilité de remettre à neuf rapidement la scène capturée. La volonté politique d’inonder l’orbite d’actifs commerciaux.

CASC affirme que cela constitue une base solide.

Les fondations sont ennuyeuses jusqu’à ce qu’elles soutiennent un gratte-ciel. Soit une flotte de 10 001 satellites.

La plate-forme maritime attendait dans les eaux de Hainan. La roquette a touché le filet. Les moteurs se sont coupés.

Le véritable test est ce qui se passe lorsqu’ils les rallument.

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