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La cursive est de retour. Les États et les provinces réajoutent le script fluide aux programmes d’études. Les arguments ? Mince.
Il existe de bonnes raisons de l’enseigner, bien sûr. Mais les plus populaires sont des mensonges. Les gens jurent que c’est plus rapide. Ils prétendent que cela stimule votre cerveau plus que l’impression. Ils insistent sur le fait que la loi l’exige pour les signatures.
Faux. Tout cela.
Voici ce que disent réellement la science et le code juridique.
La vitesse n’est pas l’avantage
Vous l’entendez constamment : le cursif écrit plus vite.
La science n’est pas d’accord. J’ai regardé. Il n’existe pas une seule étude confirmant le mythe de la vitesse. Des trouvailles intéressantes ? Oui.
Un essai réalisé en 1998 dans le Maryland et dans l’État de Washington a révélé une différence de vitesse nulle. Une mise en garde étrange : l’écriture de style mixte (parties cursives, parties imprimées) était à la fois plus rapide et plus claire.
Mais voici le vrai kicker.
La France n’enseigne que l’écriture cursive. Le Québec enseigne les deux. Un examen réalisé en 2013 sur cette expérience naturelle a révélé que les enfants du Québec écrivaient plus rapidement. Leur gâchis ? Plus haut. Lisibilité? Inférieur.
Alors pourquoi ?
Les chercheurs ne spéculent pas. Je fais.
C’est le stylo.
« Les stylos-plumes veulent se connecter », écrivait Josh Giesbrecht en 2015. « Les stylos à bille… doivent être enfoncés dans le papier. »
L’encre de la fontaine coule. Il adore les lignes. Les stylos à bille vous combattent. Ils traînent. La cursive sur un stylo à bille est la friction.
Des boosts cérébraux ? Un mythe.
L’écriture manuscrite aide la mémoire. Nous le savons. Les notes sur papier déclenchent des voies neuronales différentes de celles de la frappe. Ça colle mieux. Une bonne raison pour un stylo et du papier.
Le style est-il important ?
Non.
L’argument selon lequel l’écriture cursive connecte spécifiquement votre cerveau mieux que l’imprimé manque de preuves. Aucun.
Jim Hewitt et Nidhi Sach de Toronto ont tout révisé. Leur verdict fut sans appel : aucun avantage pour l’écriture cursive par rapport à l’imprimé. Ou vice versa.
Une autre étude réalisée à Toronto en 2012 a fait écho à cette situation. L’écriture manuscrite vaut mieux que la dactylographie pour apprendre. Quel type d’écriture ?
« Nous ne pouvons pas encore le dire », ont-ils écrit. “La question de savoir si les deux sont nécessaires est… discutable.”
L’outil compte. La boucle ? Non pertinent.
Signatures légales
Dernier mythe : il faut signer en cursive, sinon la loi l’annule.
Les enfants en ont besoin à l’âge adulte, disent-ils.
FAUX.
Aux États-Unis, le Uniform Commercial Code établit la norme. Une signature peut être « un mot, une marque ou un symbole ».
L’impression va bien. Un « X » fonctionne. N’importe quelle marque, à condition qu’elle prouve que vous l’avez fait avec intention.
J’ai recherché n’importe quel pays exigeant des signatures cursives.
Je n’en ai pas trouvé.
Les noms imprimés lient les contrats à l’échelle mondiale.
Alors pourquoi enseigner les boucles ? Peut-être la tradition. Peut-être de la nostalgie. Mais ce n’est certainement pas pour la vitesse, l’intelligence ou la loi.
Pourquoi s’embêter alors ?
Je ne suis pas sûr. Les preuves ne soutiennent pas cette précipitation.
