Pourquoi le dictionnaire gallois-anglais de William Salesbury est toujours important

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C’était un homme de lecture, bien avant que les livres ne soient bon marché.

Né vers 1520 à Cae Du, Llansannan, au Pays de Galles, William Salesbury a passé sa vie à courir après les mots. Il mourut vers 1584 à Llanrwst, Denbighshire. Mais il a laissé derrière lui quelque chose qui lui a survécu des siècles.

La plupart des gens le connaissent pour deux choses. Un dictionnaire. Et une traduction du Nouveau Testament.

Il s’agissait dans les deux cas de projets colossaux. Les deux étaient des premières.

Le premier dictionnaire gallois-anglais

Pensez au problème. Vous souhaitez traduire le gallois vers l’anglais. Mais les langues ne correspondent pas parfaitement les unes aux autres. Les structures diffèrent. Les expressions idiomatiques divergent.

Salesbury ne s’est pas contenté de lister des mots. Il a construit un pont.

Son Dictionary in Englyshe and Welshe est sorti en 1547. C’était le premier ouvrage du genre. Cela a donné aux anglophones un moyen de comprendre le gallois. Et cela a donné aux gallois un miroir pour voir à quoi ressemblait leur langue de l’extérieur.

Une édition en fac-similé parut en 1877. À cette époque, l’original était déjà un artefact historique. Mais l’effort reste pertinent. Cela a prouvé que la traduction ne consistait pas seulement à échanger des mots. Il s’agissait de préserver le sens.

Histoire de l’imprimerie au Pays de Galles

Il ne s’est pas arrêté aux dictionnaires.

Vers 1546, il édita Oll Synnwyr Pen Kembero Ygyd. Le titre se traduit par « Tout le sens de la tête d’un Gallois ». C’était un recueil de proverbes gallois.

Peut être.

Les historiens n’en sont pas certains. Certains l’appellent peut-être le premier livre imprimé en gallois. D’autres hésitent. Mais la distinction n’a pas autant d’importance que le fait qu’elle existe. Cela montrait que le gallois n’était pas seulement une langue parlée. C’était une culture écrite. Un livre qui mérite d’être conservé à l’encre.

La traduction du Nouveau Testament

Puis vint le grand. 1567.

Salesbury a traduit le Nouveau Testament en gallois. Il ne l’a pas fait seul. Il a travaillé avec Richard Davies, l’évêque de St. David’s. Davies était basé à Abergwili, Carmarthenshire.

Ils ont basé leur traduction sur la version grecque. Pas la Vulgate latine. Pas un intermédiaire anglais. Ils sont allés directement à la source.

Pourquoi est-ce important ?

Parce que cela a changé la façon dont les gallois accédaient aux Écritures. Cela a rendu le texte natif. Cela a permis aux gens de lire leur propre langue et de se sentir connectés au message original. Ce n’était pas seulement religieux. C’était la préservation culturelle.

Pourquoi il compte aujourd’hui

Nous vivons dans un monde de traduction instantanée. Les applications font le travail en quelques secondes. Mais le travail de Salesbury a pris des années. Il a fallu de la collaboration. Il fallait une connaissance approfondie des deux langues.

Son dictionnaire n’était pas seulement une référence. C’était un acte de résistance contre l’érosion linguistique.

Sa traduction n’était pas seulement un texte religieux. C’était une déclaration selon laquelle le gallois appartenait au domaine du sacré et du savant.

Il a passé la majeure partie de sa vie à Llanrwst. Activités antiquaires. Études botaniques. Œuvre littéraire. C’était un homme aux intérêts multiples. Mais la langue était son point d’ancrage.

Sans lui, le gallois aurait peut-être perdu davantage de sa voix écrite. Sans lui, les anglophones auraient peut-être eu plus de mal à comprendre

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