Tu bois un verre d’eau maintenant. Ou peut-être que tu as simplement arrêté de boire. On n’avale pas vraiment du verre. Vous avalez l’eau à l’intérieur.
C’est la métonymie. Ce n’est pas une erreur. C’est un raccourci que le cerveau utilise pour accélérer les choses.
Nous remplaçons toujours un mot par un autre mot similaire. Nous le faisons parce que le dicton « du vin dans un verre » est ennuyeux. Dire « un verre » est efficace.
La relation entre ces deux concepts est importante. Ceux-ci appartiennent généralement à la même famille sémantique. Cette relation peut être une cause et un effet. Il peut s’agir d’un lieu ou d’un produit. Il peut s’agir à la fois de l’outil et de la personne qui l’utilise.
Voici comment fonctionne ce mécanisme en pratique :
Causalité dans les conversations quotidiennes
Nous nommons souvent les choses en fonction des sentiments ou des conséquences qu’elles provoquent. C’est un raccourci émotionnel.
Pensez-y comme si vous disiez : « Je dois rester calme ». Je ne cherche pas à ce qu’une idée abstraite de paix tombe du plafond. Vous posez des questions sur la situation ou la personne qui a « déclenché » ce sentiment.
- Exemple : “paz (la paix) commence lundi.”
- Réalité : Fait référence au soulagement et à la résolution apportés par lundi.
Nous étiquetons les personnes et les situations en fonction de leurs effets émotionnels. C’est très pratique. Cela peut aussi être un peu manipulateur selon à qui vous parlez. Mais c’est ainsi que le langage circule.
Modifier le contenu avec des conteneurs
C’est la forme la plus courante. Vous nommez la chose que vous consommez en nommant son contenant.
“Beberse una copa ” (une tasse/une tasse).
La phrase implique de boire du vin ou de l’eau. Ce n’est pas un récipient en céramique ou en verre. Le conteneur représente ce qu’il y a à l’intérieur.
- Exemple : “Il a bu un verre d’eau vaso.”
- Réalité : Il a bu le liquide. Le vase n’est que le véhicule.
Cela se produit également avec la nourriture. « Prenez une assiette, s’il vous plaît. » Vous ne mâchez pas de porcelaine. Je le mange avec un steak ou une salade.
Symbole représentant l’ensemble
Utilisez des icônes pour représenter des idées complexes. Ou le pays. Ou une équipe.
Quand quelqu’un dit qu’il est fidèle au drapeau national, il ne promet pas sa fidélité au tissu en coton ou en polyester. Ils montrent leur engagement envers le pays que leur drapeau représente.
- Exemple : “Je défends Shield à chaque match.”
- Réalité : Vous protégez l’équipe ou le club que représente le bouclier.
Le symbole devient le sujet. Le sens devient l’objet. Simplifier les implications politiques ou sociales de la situation.
Placer en tant que produit
La géographie marque souvent les produits. Nous utilisons des appellations d’origine pour désigner les produits eux-mêmes.
C’est une affaire énorme pour le vin.
- Question : “Voulez-vous Porto ?”
- Réponse : Je recherche du vin de Porto, au Portugal. Le nom de la ville est devenu le nom du produit.
Ce n’est pas propre à l’alcool.
- Exemple : “Je préfère Rioja.”
- Réalité : Vous aimez les vins produits dans la région de La Rioja en Espagne.
Cette métonymie dépend de la réputation. Cette localisation est étroitement liée à la qualité du produit, sa localisation devient donc un label.
Auteur comme artefact
En art et en littérature, les auteurs et leurs œuvres sont souvent confondus. C’est efficace pour la conversation.
“Debes regarde Cervantes.”
Vous ne lisez pas l’homme. Peut-être qu’il est mort depuis longtemps. J’ai lu Don Quichotte. Vous lisez Persiles. Vous lisez ses œuvres. Le nom de l’auteur sert d’entrée de catalogue pour toutes les œuvres qu’il a produites.
- Exemple : “Il y a un Picasso dans le salon.”
- Réalité : *Il y a un tableau de Picasso. L’homme lui-même n’est pas là.
Cela s’applique également aux designers, peintres, écrivains et architectes. Si vous possédez une pièce Eames, vous possédez « Eames ». Le nom résume à la fois le style, l’époque et l’objet.
Matériau remplaçant l’objet
Nous nommons les choses selon leur composition. C’est l’abréviation de toucher.
“Me compré unos vaqueros.”
Vous avez acheté un jean. Plus précisément, des pantalons en denim. “Vaquero” signifie littéralement cow-boy ou vache, mais dans ce cas, il s’agit de tissu. Les matériaux définissent les objets.
- Exemple : “Pintó un lienzo.”
- Réalité : Il a peint sur toile. Ou plus largement, une peinture sur tissu. Le matériau lienzo (tissu/lin) représente l’œuvre d’art finale.
Nous faisons cela tout le temps. “Acier” pour une voiture. “Soie” pour un chemisier. Les substances deviennent des noms.
L’outil définit le travailleur
C’est un peu plus précis. Nous désignons l’artisan par son instrument principal.
“Es el mejor pincel de Paris.”
Vous ne parlez pas d’un pinceau de Paris. Vous parlez du peintre. Le pinceau est une extension de la main de l’artiste. C’est un outil qui permet leur travail.
- Exemple : “Esto lo tiene que arreglar un buen bisturí.”
- Réalité : Un bon chirurgien doit résoudre ce problème. Le scalpel est l’outil déterminant du chirurgien.
Cela implique des compétences. Cela implique un type spécifique de précision. Un menuisier ne s’appelle pas un « marteau » de la même manière. Le lien entre les outils et les artistes doit être fort