Asservissement jésuite : l’histoire cachée de Georgetown et des missions coloniales

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Le récit de la Compagnie de Jésus est souvent peint à grands traits sur l’éducation et la foi. Mais dans des endroits comme le Maryland et l’île des Caraïbes françaises de la Martinique, cette histoire est très différente. Pendant des siècles, les Jésuites furent parmi les plus grands esclavagistes de ces régions. Ils n’ont pas seulement eu recours au travail asservi ; ils ont activement trafiqué des Africains et des Afro-Américains pour construire et maintenir leurs institutions.

Il ne s’agit pas d’une note de bas de page historique marginale. Il est essentiel de comprendre les origines de certaines des universités les plus prestigieuses d’Amérique.

L’économie de la foi

Le Georgetown College, aujourd’hui Georgetown University à Washington, D.C., en est l’exemple le plus cité. Mais ce n’était pas seul. Les communautés jésuites des colonies comptaient sur des esclaves pour travailler leurs terres et leurs missions. Le travail était essentiel. Sans cela, leurs écoles et leurs églises auraient eu du mal à survivre.

L’institution engagée dans la vente et le commerce d’individus réduits en esclavage. Cette pratique a contribué à financer le fonctionnement du collège et à soutenir l’ordre jésuite au sens large. L’argent généré par ces transactions n’était pas seulement un profit. C’était une capitale pour l’éducation, les infrastructures et la sensibilisation religieuse.

Un système largement répandu

La portée était importante. En Martinique, les plantations jésuites dépendaient fortement de la main-d’œuvre africaine asservie. Dans le Maryland, les Jésuites contrôlaient de vastes étendues de terre. Ils utilisaient des esclaves pour cultiver du tabac, une culture commerciale qui alimentait leur économie. Le système n’était pas isolé. Elle était intégrée à l’économie coloniale et à la structure religieuse.

Les Jésuites étaient parmi les plus grands esclavagistes de l’Amérique coloniale et des Caraïbes, utilisant les êtres humains comme propriété pour financer leurs missions éducatives et religieuses.

Pourquoi c’est important aujourd’hui

La reconnaissance de cette histoire change la façon dont nous percevons ces institutions. Georgetown et d’autres universités jésuites ont commencé à reconnaître et à affronter ce passé. Ils s’engagent dans des efforts de justice réparatrice. Cela inclut un soutien financier aux descendants des esclaves dont ils ont fait le trafic. C’est un processus complexe. Mais c’est nécessaire.

L’histoire ne concerne pas seulement la culpabilité. Il s’agit de vérité. Comprendre comment ces institutions ont été construites sur la souffrance humaine permet d’avoir une conversation plus honnête sur l’éducation, le pouvoir et l’héritage. Il met les étudiants, les parents et les apprenants permanents au défi de regarder au-delà du diplôme et de voir toute l’histoire.

Le passé ne disparaît pas. Cela façonne le présent. Et pour beaucoup, cela exige un règlement des comptes.

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