Le récent discours sur l’état de l’Union du président américain Donald Trump a notamment exclu toute mention du mouvement « Make America Healthy Again » (MAHA), un point clé de l’ordre du jour du deuxième mandat de son administration. Le discours, qui a duré plus d’une heure et 48 minutes, a abordé des sujets tels que l’immigration, les politiques économiques et les actions militaires, mais les initiatives en matière de santé ont été reléguées à moins de cinq minutes. Plus précisément, Trump a souligné son programme de tarification des médicaments sur ordonnance, TrumpRx, et a proposé des mesures visant à réduire le coût du traitement de fécondation in vitro (FIV).
Le mouvement MAHA et ses dirigeants
Le mouvement MAHA, défendu par le secrétaire à la Santé et aux Services sociaux, Robert F. Kennedy, Jr., a poussé à des changements drastiques dans les conseils alimentaires et le développement de médicaments. Il s’agit notamment de la suppression des ingrédients ultra-transformés des aliments et du scepticisme quant à l’efficacité des vaccins. Sous la direction de Kennedy, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont révisé leur calendrier de vaccination plus tôt cette année, réduisant le nombre de vaccinations infantiles recommandées de 17 à 11.
Ces mesures ont suscité la controverse, car les taux de vaccination des enfants ont déjà diminué à l’échelle mondiale depuis la pandémie de COVID-19. De nombreux médecins semblent ignorer le calendrier révisé du CDC, et les tensions croissantes au sein du mouvement MAHA lui-même suggèrent un changement potentiel dans les priorités.
Signes de désaccentuation avant les élections de mi-mandat de 2026
L’omission de MAHA dans le discours de Trump, combinée aux récents changements de direction au sein du HHS, indique que l’administration pourrait prendre ses distances par rapport à l’initiative à l’approche des élections de mi-mandat de 2026. Certains partisans de MAHA ont exprimé leurs inquiétudes quant à l’approbation par Kennedy du décret de Trump promouvant la production de glyphosate, un herbicide classé par les experts en santé publique comme potentiellement cancérigène.
Plaidoyer restant
Malgré ce changement apparent, MAHA a toujours des défenseurs au sein de l’administration. Le choix du chirurgien général Casey Means, un éminent partisan de MAHA, a récemment comparu devant une audience de confirmation du Sénat. Means a critiqué les industries alimentaires et pharmaceutiques pour avoir sous-estimé le rôle de l’alimentation dans la prévention des maladies, un principe fondamental du mouvement MAHA.
L’exclusion de MAHA du discours de Trump soulève des questions sur l’orientation future de l’initiative et sur la volonté de l’administration de lui donner la priorité dans un contexte de résistance publique et interne croissante.
L’absence de MAHA dans l’état de l’Union suggère un recalibrage stratégique de la part de l’administration Trump, visant peut-être à modérer sa position sur les politiques de santé controversées à l’approche des élections de 2026.


















